SHANA TOVA   BONNE ET HEUREUSE ANNEE

A TOUT BEIT ISRAEL

 

LE CYCLE DE L’ANNEE JUDEO – TUNE

Ephraïm Hazan

 

Le calendrier annuel juif est vivant et dynamique et n’apparait pas seulement comme les dates d’un calendrier mais aussi dans tous les coins et sous tous les angles de la vie elle-même: comme la prière des synagogues, les produits vendus sur le marché, les préparatifs à la maison, le ménage, la décoration, la construction d’une souccah, les bonnes odeurs de la cuisine, l’ambiance et l’humeur de chacun. La gravité qui caractérise le mois d’Eloul et les « Jours Redoutables », la joie qui accompagne la fête de Souccot et « Simhat Torah », les lumières de Hanoukka, le rire et la gaieté du mois d’Adar et de Pourim, le sens de la liberté au printemps, la tristesse des Journées de l’Omer et la voix de la Torah à Chavouot, la tristesse et la douleur de la période Ticha Be Av, commémorant la destruction du Temple et immédiatement suivi par le soulagement et l’espoir du salut et la joie de Tou Beav pour revenir au mois d’Eloul.

ROSH HASHANA – LE NOUVEL AN

 

A part les prières et les vœux pour le nouvel an, communs à toutes les communautés juives d’Espagne et de l’Est, les juifs tunes observaient avec minutie « le seder des symboles » pour la veille du jour de l’an et l’avaient même édité à l’époque  comme une page spéciale nommée « ouarkate elachel » ou « La feuille de miel » qui comprenait le Kiddouch de Rosh Hashana, l’ordre des bénédictions et des symboles. Au fil des ans, ces pages ont été d’intérêt pour les collectionneurs.
Une autre coutume de Roch Hachana est la cérémonie de « l’annulation des vœux », cérémonie que toutes les communautés juives pratiquaient en Tunisie. Cette cérémonie qui se déroule la veille du Nouvel An se répète quarante jours avant Rosh Hashana, qui est approximativement le premier du mois d’Av, quarante jours avant Yom Kippour qui est Roch Hodech Eloul avant le Nouvel An et le soir
 de Yom Kippour, ainsi que le séance de  « Kol Nidrei », une autre occasion pour  « l’annulation des vœux ».

 

Le seder de Rosh Hashana avec ses « brakhot » ou bénédictions, est une ancienne tradition qui date du Talmud (Huriot, 12, Alef)- « A présent comme vous l’avez dit le symbole a son importance chacun doit s’habituer à voir à Rosh Hashana…les mets selon une liste de noms, leur symboles de bénédiction. A cette liste viennent s’ajouter d’autres aliments dont les noms représentent  sa propre bénédiction.
La prière du Nouvel An est décorée de liturgie dans le livre de prières tune, ces
 liturgies ont été rédigés par de grands poètes d’Espagne. Plus tard une tradition s’est imposée de réciter ces poèmes comme faisant partie intégralement à la prière sans pause.

La tradition du « Tachlikh » était effectuée par les juifs tunisiens, en plein air au bord de la mer ou du moins de l’endroit où l’on pouvait voir la mer. La communauté de Djerba avaient coutume de lire les  versets du Tachlikh auprès de puits situés à l’extérieur de leur quartier afin d’être sûr de ne pas utiliser les mêmes puits utilisés quotidiennement.

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