La Tunisie et moi

Les communautés tunes

En Tunisie

Tunis

Tunis est la capitale et la plus grande ville de Tunisie. En 1956 la communauté juive comptait 32,000 juifs d’une population de 410,000 musulmans (Pinkas Hakehilot. Libye – Tunisie). Aujourd’hui on ne compte plus que quelques centaines de Juifs d’une population de plus de 720,000 habitants.

La communauté juive connu des jours heureux dans la ville de Tunis. Jusqu’au 19ème siècle elle était le centre toranique du pays. Le protectorat français (1881) entraina après lui la modernisation de la ville et de sa communauté qui changea de profil.

Bab el Bhar ou Porte de France, Tunis – Mai 2006

 

La Goulette – Mai 2006

La Goulette, Carthage, Sidi Bou Saïd, La Marsa, L’Ariana

La Goulette, située à près de 10 km au sud ouest de Tunis, est son principal port et compte aujourd’hui plus de 28,000 habitants. Selon P. Sebag (Tunis -Histoire d’une ville), en 1926 la population de La Goulette comptait un total de 8,653 habitants dont 1998 musulmans, 2074 juifs, 1264 français, 1921 italiens et 299 maltais.

Le nombre de juifs de nos jours à La Goulette nous est inconnu on parle de quelques uns?

Manifestez-vous et prenez part !!

La Goulette – Mai 2006

Carthage

Carthage fut fondée en 814 A.J.C., par les Puniques. La tradition affirme qu’avec eux arrivèrent alors les premiers juifs. En 1946 la communauté de Carthage comptait 1,064 juif, 21,8 % de la population (Pinkas Hakehilot).

Sidi Bou Saïd

Sidi Bou Saïd – Mai 2006

La dispersion de la population juive en Tunisie démontre qu’il n’y avait presqu’aucune région dans laquelle il n’y avait pas de Juifs. Cependant le nombre de juifs de Sidi Bou Saïd, bien que réel, n’avait jamais été important.

La Marsa

La Marsa, petite ville côtière pittoresque ne comptait (comme Hammam Lif) qu’une petite communauté juive de 405 juifs en 1946 à 290 seulement en 1956

(Pinkas Hakehilot). Cependant les vestiges découverts sur les lieux témoignent que la présence juive daterait de l’époque romaine à La Marsa comme à Hammam Lif.

L’Ariana

Selon Pinkas Hakehilot, les premiers juifs venus s’installer à l’Ariana l’auraient fait au 17ème siècle. En 1956 la communauté juive de l’Ariana comptait 2,678 soit 16,4% de la population de cette petite ville située à 4 km au nord de Tunis.

L’impasse de La Ghriba existe toujours à L’Ariana. Cette impasse a toujours mené à sa Ghriba.

Or en mai 2006 cette antique synagogue

N’était plus qu’une vieille maison arabe

Où trônait au cœur de sa cour un vieil

Arbre, témoin muet de ce passé éteint.

Le sanctuaire de rabbi Yaacov Slama Zal, au cimetière juif de Nabeul

Nabeul – Hammamet

Nabeul, la « capitale du Cap Bon » avec Hammamet sa voisine côte à côte, a depuis toujours rappelé les vacances. La communauté juive de Nabeul qui comptait dans sa meilleure époque plus de 2000 juifs, n’en compte plus aujourd’hui que quelques uns. Nabeul, réputée pour sa plage et son sable fin était très connue aussi pour ses poteries, ses nattes, ses broderies et ses tapis. Aujourd’hui avec ses maisons qui touchent presque la mer, il ne reste que bien peu de cette plage primaire et pure.

Hammamet, par le passé regardée de haut par Nabeul « la ville », à pris entre temps ses devants et est devenue une des villes les plus touristiques du pays. La communauté juive de Hammamet n’a jamais compté plus de quelques dizaines de juifs.

Nabeul Plage – Novembre 2005

Sousse

Sousse ville côtière est surnommée la perle du Sahel. Le Sahel est la région la plus peuplée de toute la Tunisie qui comprend à part Sousse les villes d’El Jem, Monastir et Mahdia. Sousse est aujourd’hui une des villes les plus élégantes de la Tunisie. De grandes librairies modernes nous sont offertes dans l’une de ses principales rues alors que les petites rues derrière en rengorgent de minuscules.

En 1946 la communauté juive de la ville comptait 3,530 environ. En mai 2006 il ne restait de cette grande communauté que 36 personnes y compris vieux et enfants. De toutes ses nombreuses synagogues y compris « La Grande Synagogue », il n’en reste qu’une seule: La synagogue « Keter Torah », fondée par le rabbin Youssef Guez Zal (1860-1934), natif de la ville de Sousse, grand rabbin de Sousse (1906-1928) et qui devint sous le protectorat français, le premier grand rabbin autochtone de la Tunisie (1928-1934).

Le port de plaisance El Kantaoui, construit en 1977,petit village pittoresque et touristique se trouve aux portes de Sousse. C’est une marina, bâtie, selon un style architectural arabo-andalou, avec ruelles, voûtes, petites places, maisons imbriqués, boutiques, restaurants et cafés.

La synagogue Keter Torah, un des seuls vestiges d’un glorieux passé juif de la ville de Sousse. Mai 2006

Sfax

Sfax est la seconde grande ville après Tunis la capitale, de la Tunisie. C’est une ville côtière du centre du Sahel qui fut tout d’abord construite comme un port commercial. En 1946 le nombre des juifs de la ville était plus de 4000.

Marie-Louise Dubouloz Laffin, institutrice française à Sfax des années trente du 20ème siècle, immortalisa la Sfax de 1936 dans un livre intitulé « Le Bou-Mergoud »: « Tout parait extraordinaire au Français moyen subitement plongé dans l’atmosphère sfaxienne, et d’abord les différents groupes ethniques qui se juxtaposent sans se mélanger et où les différents quartiers portent le nom et l’empreinte d’une race. Sur la pointe de terre entre deux golfes, c’est la Ville Franque; sur la colline artificielle peut-être et ceinte de remparts, la Ville Arabe; entre les deux, la Hara, la « poignée » de Juifs. Entre la Kasbah et les jardins, l’étendue jadis déserte qui protégeait naguère les cités construites en pays nomades, donc de pillards, et où s’élèvent aujourd’hui les fondouks ». (Cité dans le livre de H.C. Pérez et R.H. Moratt, Contempler la beauté, c’est prier, 2009, Israël).

Place nouvelle de Sfax, vue de Haut, 2006

Gabès

Gabès est une ville côtière au sud de la Tunisie. Gabès tenait sa réputation grâce à ses nombreuses palmeraies. En 1946 la communauté juive de Gabès comprenait

plus de 3000 juifs. Aujourd’hui il n’en resterait sans doute presque plus.

L’un des plus populaires rabbins de Gabès, fut rabbi Haïm Huri Zal. Ce dernier

marqua profondément le caractère de toute la communauté juive. Après son « alya » en Israël, le rabbin Huri, habita Béer Cheva et là sa renommée fut telle qu’après sa mort sa sépulture attira et attire toujours de nombreux pèlerins qui viennent de tout Israël le visiter à la Ziara traditionnelle une fois par an.

La place du marché, Gabès, 2006

(H.C.Pérez et R.Moratt in Contempler la beauté c’est prier)

Kairouan

Kairouan est située à 140 km au sud de Tunis.

La fondation de Kairouan qui devint la capitale du pays en 670 par les Arabes, entraîna la création de l’une des plus importantes communautés juives d’Afrique du Nord. Cette communauté, composée de Juifs au profil urbain connut un rayonnement spirituel et culturel, jusqu’au milieu du XIe siècle.

En 1057 le pays ravagé par « la seconde conquête arabe » et Kairouan détruite, la population juive traquée, se dispersa vers les villes côtières de Mahdia, Sousse et Tunis.

En 1270, Kairouan reconstruite par les Almohades, fut consacrée ville sainte de l’islam avec interdiction de séjour pour les Juifs.

Le symbole de la ville de Kairouan, 2006

(H.C.Pérez et R.Moratt in Contempler la beauté c’est prier)

Djerba

Djerba

Djerba, surnommée aussi l’île jardin, possède son propre style architectural. L’île, qui ne mesure que 25 km de long sur 20 km de large, est plate et sa végétation est presque absente, hormis des palmiers et quelques oliveraies. L’habitation se caractérise par le Menzel, qui est l’ensemble de la maison avec à l’intérieur du jardin, une maison dite houch couverte de voûtes et de coupoles. Certains prétendent que ce serait la première maison juive de style mauresque. Cette construction basse, peinte de lait de chaux, dont les portes et les fenêtres sont peintes d’un bleu qui s’intègre avec le bleu du ciel, crée une atmosphère de tranquillité unique, qui commence à être violée par les innombrables hôtels touristiques. Lorsque Benjamin le second arriva en 1853 à la synagogue de la Ghriba à Djerba il nota le fait qu’elle s’élevait en dehors du petit quartier juif. Ce fait fut précisé par Slouschz (chercheur voyageur) qui y arriva des années plus tard. De nos jours aussi, la Ghriba continue à se dresser, solitaire, sur son plateau de sable, entourée à distance respectueuse d’oliveraies et de figuiers. Seule l’inscription près de la tribune, 586 avant l’ère vulgaire, indique qu’elle est millénaire (Extrait de la thèse de doctorat, H.C.Pérez, L’écho du sacré – Les Ghribas, saintes juives de Tunisie).

En 1946 le nombre de Juifs de la communauté juive de Djerba se tenait à 4,294 mais aujourd’hui il n’en reste que quelques centaines. Cependant chaque année le pèlerinage à la Ghriba attire toujours de milliers de pèlerins venus du monde entier y compris Israël à Lag Ba Omer, pour la hillula de rabbi Shimon Bar Yohai et rabbi Meir Baal Hanès

Les Communautés tunes

En Israël et en France

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